La première Pride de Quimper, Discours du 17 Juin 2022

by | 23 Juin 2022 | Evénement | 0 comments

Lorc’h zo ennomp o vezañ amañ fenoz hag o kenaozañ kerzhadeg al lorc’h gentañ e Kemper ! Un darvoud stourm ha politikel eo ar pride-mañ, da geñver an dud LGDTQE+ hag ar minorelezhioù.

Soñjomp en perak en em vodomp.
Soñjomp en perak e rankomp manifestiñ evit hor stourm c’hoazh hiziv !

Deomp ‘maez eus ar c’hapitalism-roz-se ha ‘n eus ken an dud o dez dreistgwirioù a denn gounit dioutañ.

Tan dezhi !

Traduction bretonne par Kam

Nous sommes fièr-e-s d’être ici ce soir, de participer à la co-organisation de cette première marche des fiertés quimpéroise. Cette Pride de Nuit est une mobilisation militante, revendicative, politisée pour les droits des personnes LGBTQI+ et des minorités. Rappelons-nous de pourquoi nous nous rassemblons. Rappelons-nous de pourquoi il est encore nécessaire aujourd’hui de manifester pour nos luttes ! Sortons de ce capitalisme rose confortable qui profite aux privilégié-e-s. Soyons déters et vénèrs.

 

Nos droits sont des acquis fragiles, constatons la banalisation de l’extrême-droite et des discours racistes, transphobes et homophobes dans les médias dominants. Les crises politiques, économiques et sanitaires s’enchaînent et pèsent grandement sur la justice sociale, plongeant de plus en plus de personnes dans la précarité.

 

Les «Gay Prides» initiées par les mouvements de libération homosexuelle au début des années 1970 sont des marches qui commémoraient et commémorent encore les évènements New Yorkais de juin 1969. Les émeutes de Stonewall sont une série de manifestations spontanées et violentes faites contre les violences policières, contre un système oppressant. Parmi les figures militantes de ces combats : des femmes trans, des travailleur-euses du sexe, des pd, des gouines. Depuis vingt ans maintenant, nous parlons de marche des fiertés, notamment car les fiertés ne s’arrêtent pas aux gays et aux lesbiennes. Nous parlons de marche des fiertés car le militantisme LGBTI a souvent été et est souvent porté par des personnes trans, des TDS, des folles, des personnes racisées, des personnes ne répondant pas à la conformité du genre. Nous luttons pour une inclusivité, nous luttons contre toute forme de discrimination et de postures de domination sociale, qu’elles soient à l’égard de l’identité de genre, de l’orientation sexuelle, de l’origine, des croyances, de toutes les formes de handicap, du milieu socio-professionnel, du physique ou de l’âge.

 

Nous avons crée le Collectif Trans En Finistère Sud en 2021 pour défendre les personnes transgenres des pratiques transphobes de la mairie de Quimper. Les oppressions systémiques existent encore. Notre champ d’actions et nos compétences s’élargissent de jours en jours. Le besoin constaté à la fondation du collectif n’a fait que de s’amplifier avec l’expension médiatique de nos luttes. Militons pour démonter et restructurer un cistème hétéro-patriarcal néo-colonialiste raciste.

 

Nous demandons un arrêt des mutilations et de l’acharnement thérapeutique sur les personnes intersexes ; le respect de l’autodétermination éclairée et de ce fait la suppression de la mention du genre sur les documents administratifs et documents d’identité. ; un remboursement de toutes les transitions, sans conditions ; une dépathologisation et une dépsychiatrisation des parcours de transition ; un accès facilité aux traitements hormonaux masculinisants et une mise sur le marché des traitements par injections d’œstrogènes ; une ouverture de la PMA aux personnes transgenres et améliorer l’accès aux gamètes auto-conservées ; la formation du personnel médical,paramédical, administratif, social, juridique et des forces de l’ordre ; la protection et le respect des enfants trans.

 

Pas de luttes LGBTQIA+ sans les trans. 

Au 17 mai 2022 La question sans réponse scientifique, politique claire, tranchée du nombre de sexes et de la complexité des constructions de genre fissure le cadre normé de l’humanité.Aujourd’hui encore LGBTQIA+ signifie bien trop souvent Facteurs de Risques !
Nous parlons trans !
Nous posons notre cadre.

Le contexte Le contexte de la lutte :
Aujourd’hui, nous vivons la VIème extinction de masse avec la disparition de 70% des insectes. Cette extinction est rapide et fulgurante. La surpopulation et l’exploitation humaine menace grandement notre avenir, et nous ?
Nous poursuivons notre course vers l’abîme.…
Notre réponse se veut global, car nous ne pouvons pas ne pas tenir compte de notre environnement pour vous proposer une performance honnête. Vous m’entendez ? !
-7 fois plus de suicide que la population globale !
-5 fois plus d’harcèlement intimidation chez les jeunes de moins de 18 ans si leur orientation sexuelle
n’est pas exclusivement hétérosexuelle !
-4 fois plus d’agressions sexuelles à 18 ans alors qu’1/6 de ces jeunes ne s’identifie pas hétéro !
Nous vivons dans une société du déni

Nous proposons une écologie mentale, une attention à l’autre développée comme réponse aux différentes formes de violences. Nos transitions, nos migrations ne sont pas linéaires, attendues
Notre action est politique aussi bien sûr !
Le droit de vote femmes : 1945, la dépsychiatrisation de l’homosexualité en 1990, la dépsychiatrisation des transidentité 2010 ! Nous vous parlons d’où vous nous avez placé, classifié, normé, de la marge. Ou je vis ?
La marge, celle qui fait tenir les pages du CISTEME entres elles.
Vous voulez parler de consentement éclairé, de la relation de confiance, de précocité ?

En France, la SOFECT représente seulement 20% des parcours de soins Trans.
La non-codification par la CPAM des Chirurgies de Réassignation Sexuelle pose questions, tout comme les 15 000 mutilations par an sur les enfants intersexe suivis d’un acharnement thérapeutique à vie.
Qui pose le cadre, le territoire ? qui pose la limite ? La genèse de la violence ?
Il y a toujours un parti prit. Je vous partage mon regard de La science. Elle n’est jamais neutre, le regard du scientifique également. Quels sont VOS critères de validation de nos transitions, qu’est-ce qui les rends légitimes ? Nous sommes en luttes ! pour l’auto-détermination éclairée ?

Nous sommes en luttes !

Et la lutte : nécessite de connaître son adversaire, ses mécanismes, sa structure, ses besoins, d’innover, de créer. On parle stratégies, tactiques trans Vous voulez apprendre comment nous prenons l’adversaire à son jeu, comment nous utilisons ses outils, ses codes son langage, comment nous envisageons de le prendre de vitesse, de le surprendre. Vous voulez découvrir comment fonctionne notre organisation cérébrale, comment nous communiquons ? Venez nous rencontrer !
Mais la lutte pour quoi ? Pour que les violences cessent ? pour la reconnaissance peut-être ? Mais, toute reconnaissance implique une normalisation. Et la première violence se fait par l’assimilation, le putain de passing comme unique accès, comme morale unique et solitaire de l’histoire.
La violence : Légale ou illégale est toujours sous le contrôle de l’état, de la norme binaire hétéropatriarcale-blanche. La violence c’est l’abus de la force, agir contre sa volonté, nié son autonomie.

L’état, lui reste le garant de la vérité de genre et sexuelle, de la construction sociale, de l’usage de la violence, légitimisée, codifiée. Voilà la première violence. L’état, lui pense toujours être le garant de la vérité de genre et sexuelle Le CISTEME, C I S TE M E comme unique solution, comme voie d’assimilation, de normalisation…

Nous répondons : QUEER !

La science : outil de domination au service de l’état universaliste, impérialiste, colonialiste blanc (autre nom du progrès)
Seconde violence : La culture du viol physique, psychique omniprésente dont la disparition reste inenvisageable, car fondement de l’exercice de la domination. La culture de la peur doit cesser. Le niveau de violence, de contrôles de l’état sécuritaire, autoritaire lui ne cesse de croître !
L’auto-contrôle vous le vivez comment ?
Alors que faire ?
Depuis 50 ans c’est annoncé ! l’effondrement des 2/3 de la population mondiale prévu pour 2030, l’humanité est menacée, en danger elle aussi ! Et on y est !
les solutions sont inenvisageables :
Diminution drastique des investissements, Diminution de la pollution, Diminution des exploitations de matières premières, Diminution de la production alimentaire. C’est inimaginable de freiner le progrès économique. Le voilà le danger. La voilà la réponse.

Rien. 2022. Rien de changé ? Rien ne changera… ?
Voilà, la solution issue d’une pensée CIS-blanche. Voilà leur solution, leurs perspectives bornées, dépassées. Pour eux, pour nous, rien de changer. La culture de l’appropriation, de la destruction, la culture du viol, de la différenciation sexuelle binaire doit se poursuivre.

Les personnes transgenres vous invitent à sortir de votre ancrage binaire, à faire un saut quantique ! A questionner le logiciel, le C I S T E M E. Je parle de vivre ensemble, de questionner la mise en abîme de la construction sociale L’intersexualité, la question de la complexité, de la diversité biologique objective, de l’infertilité, de la stérilité enfin considérer, valoriser dans la joie du vivant attentif et respectueux. L’infertilité nous fait quitter le mode reproductif de la force de production.
C’est l’exil radical !
L’Exil est à venir aujourd’hui pour ces paradigmes en perdition qui font ce qu’ils ont toujours fait, diviser, discriminer, disséquer. Les accès bio-technologiques des nouvelles générations vont vers une plus grande fluidité, vers un questionnement des processus d’identification primaire précoce.
Inattendue, vraiment ?

Qui je suis et ou je vais ? Voilà LA question.
Nous, nous travaillons avec le Collectif Santé Sexuelle et Affective de la ville de Brest.
Nous travaillons pour une Offre de soins pour les personnes Trans à Brest.
Nous lançons un appel aux professionnels de santé ce 28 juin dans l’hôpital de quimper.
Nous travaillons également avec le CeGGID, le Corevih, l’Orange Bleue, le Planning Familial breton, #Noustoutes, le CIDFF, le CTEFS !, etc
Les études de Genres de l’UBO, nous soutiennent à 2000 % dans notre démarche !
Nous allons aussi à la Fac de droit !
Nous sommes allés faire des « formations genre et transidentités » à l’INSPE (Institut National Supérieur des Professions de l’Education), à l’ITES (Institut de formation au Travail Educatif et Social), au lycée Vauban à Brest.
Nous participons aux équipes de prévention/réduction des risques, de maraudes de prévention des violences sexuelles et sexistes des festivals.
Nous nous éclatons avec CTEFS !

La ville nous a présenté un espace pour un lieu d’accueil en centre-ville et souhaite que les associations féministes de Brest l’investissent ! Vous m’entendez ? Venez nous voir je vous dis !
Factuellement la transmission de la binarité a perdu de son brillant, de son attrait.
Et pourtant, la question de l’invasion de notre intime se fait plus précise, plus prégnante. Les réponses sont bien plus nombreuses que nous ne l’imaginions.
La guérilla face au patriarcat, elle, continue.

Rejoignez-nous !

De nouveaux concepts, des nouveaux langages, de nouveaux savoirs s’élaborent et sont à inventer pour espérer poursuivre la lutte et vivre mieux ensemble. Nous y travaillons…
Voilà venir les prémisses d’une paix révolutionnaire.

There must be a better way, there must be another way !

Bonsoir,
Tout d’abord, nous tenons à vous remercier d’avoir fait le déplacement et d’être aussi nombreux·ses aujourd’hui.
Nous, c’est l’union de militantes et militants, de collectifs et d’associations LGBTQI+ ayant permis l’évolution de ce qui était,depuis plus de 2 ans, le «Collectif Pride Brest ». Celui-ci devient une entité finistérienne et s’appelle désormais le collectif «Fiertés 29 ».
Se joignent à nous ce soir, en partenariat à cet évènement, d’autres associations et bénévoles et nous vous remercions pour ce si bel accord. Nous avons lancé un appel ce 17 juin pour nous rendre visibles en ce mois des fiertés, à peine quelques jours avant le 63ème anniversaire des émeutes de Stonewall le 29 juin.
Tout comme les luttes LGBQTIA+ ne se résument pas à cette marche de résistance, à ce mois des fiertés, notre existence ne se résume pas qu’en ce jour.
Ce week-end de visibilité, de lutte et de sensibilisation fait briller le Finistère dans ses combats pour les droits des personnes LGBTQI et les droits des minorités. Nous nous retrouvons ce soir en l’honneur de la première pride quimpéroise. Cette marche des fiertés est un rendez-vous de protestation, de mécontentement, d’indignation face à ce pinkwashing ambiant et décomplexé qui se dit sensible à nos droits, sensible à nos vies, à des fins commerciales et/ou partisanes. Demain nous nous retrouverons à l’occasion des « Fiertés les plus à l’Ouest », une nouvelle édition de la Pride brestoise.

Nous nous retrouverons pour manifester contre un système cishétéro(normé), binaire, patriarcal, sexiste et raciste.

Être visible est une arme contre l’obscurantisme, à l’heure où les discours réactionnaires racistes se banalisent, à l’heure où les médias dominants se rendent complices d’idéologies fascistes. Cette visibilité n’a pas pour unique lieu de dire « on existe », mais aussi bien pour rappeler que nos avancées sont des acquis fragiles, susceptibles d’être renversées par l’ignorance, la méconnaissance, (le mépris) et l’intolérance. Celles-ci blessent au quotidien, voire tuent.
Voici une liste non exhaustive de nos revendications, car à force de les répéter, nous espérons qu’elles seront très prochainement assimilées, entendues et appliquées :
✓ Nous demandons l’arrêt des mutilations génitales et de l’acharnement thérapeutique sur les personnes intersexes,
✓ Nous demandons l’accueil inconditionnel, de façon respectueuse et adaptée, des migrant-e-s LGBTQI+ (mais pas que) en demande d’asile,
✓ Nous demandons l’arrêt de la violence d’Etat,du sexisme, de la transphobie et de l’intersexophobie institutionnelles,
✓ Nous demandons à ce que les recommandations de l’OMS concernant la dépsychiatrisation des parcours de transition, soient réellement et correctement prises en compte.
✓ Nous demandons la décriminalisation du travail du sexe (TDS),
✓ Nous demandons l’application de la loi quant à la présence active et efficace de référents LGBTI + dans les commissariats et les établissements scolaires,
✓ Nous demandons la tolérance zéro contre les propos réactionnaires et fascistes, y compris (à commencer par) dans les médias,
✓ Nous demandons le respect de l’autodétermination et de ce fait,la suppression de la mention de genre sur tout document administratif et document d’identité.
✓ Nous demandons la fin de la psychophobie que subissent les personnes LGBTQI+ neuroatypiques.
✓ Nous demandons laformation des professionnel-les accueillant du public aux thématiques LGBTI+,
✓ Nous demandons une éducation obligatoire (ça l’est, mais ce n’est pas appliqué ou de façon orientée et donc potentiellement catastrophique) et de qualité à la vie sexuelle et affective pour tous·tes,
✓ Nous demandons l’ouverture d’un accès aux soins pour tous-tes,permettant à chacun·e d’être acteur-ice de sa santé,
✓ Nous tenons à lutter contre toute discrimination et posture de dominations sociale et sociétale, à l’égard de l’identité de genre, de l’orientation sexuelle, de l’origine, des croyances, de toutes les formes d’handicap, du milieu socio-professionnel, de son physique, de son âge…
Ces revendications sont bien évidemment non-exhaustives.
Pour faire bouger les lignes, il est primordial et urgent d’être visibles et entendu·e·s.
C’est le cas aujourd’hui, ici, ensemble.

Tou·te·s uni·e·s pour nos droits!
Respectez-nous, appliquez-les!
Pour rappel, nous, organisateur·trice·s de cet événement, insistons sur le fait que cette marche est NON partisane. Cette marche est pacifique: nous rejetons tout acte de violence. Faites du bruit pour cette première marche du Finistère sud. Faisons trembler les murs de la ville!Que tout le monde sache que nous sommes là, que nousexistons aujourd’hui et les autres jours de l’année ! La rue est à nous !

Soyons fort-e-s, fièr-e-s, uni-e-s et solidaires !

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