Quimper : 70 personnes au rassemblement pour la journée du souvenir trans.

by | 22 Nov 2022 | Evénement, Transphobie | 0 comments

Un rassemblement pour la Journée Internationale du Souvenir Transgenre,

Ce dimanche 20 novembre 2022, près de soixante-dix (70) personnes se sont réunies sur la place Saint-Corentin à Quimper pour rendre hommage les victimes de transphobie. La LDH Quimper commission IdentitéS a pris la parole pour porter son soutien à la cause.  Le rassemblement s’est suivi d’une marche commémorative dans le centre-ville, pancartes à la main.

Photographe Joshua Eden Bruno

Photographe Joshua Eden Bruno

Finistère

Prise de parole du CTEFS,

Le 20 novembre est une journée internationale portant le souvenir des personnes transgenres. Nous rendons hommage aux personnes transgenres, travesties et personnes non conformes aux normes du genre, victimes de crimes, de violences, de maltraitances et de persécutions transphobes, ou victimes de maladies telles que les hépatites ou le SIDA liées à un défaut d’accès aux soins.

Nous portons une pensée aux personnes qui se sont battues pour la cause et qui ont fait avancer nos droits, aux personnes qui ont souffert des violences policières et des oppressions du système.

Transphobie, transphobie, transphobie. Mais la transphobie c’est quoi ? C’est de la discrimination, de la haine, du rejet, de la négation, entretenue par des préjugés, de l’intolérance, de la méconnaissance.

En 2022, nos existences sont questionnées, nos identités sont débattues. Nous devons sans cesse prouver, justifier, subir. Nos identités trans ne sont pas des sujet à débattre mais bien des vécus à entendre et à respecter. La transphobie n’est pas une opinion, la transphobie est un délit.

Les personnes transgenres ont à ce jour sept fois plus de risques de tenter de se suicider que la moyenne. En un an,  390 personnes dans le monde ont été recensées mortes pour motif transphobe. Les données recueillies montrent que les meurtres transphobes concernent majoritairement des personnes trans immigré-es et/ou travailleur-euses du sexe. Il est donc fait état d’un lien entre les victimes et leurs droits.

En France, les personnes trans ne disposent pas toutes des droits humains fondamentaux.

Nous n’avons pas le droit à la parentalité.

Des filiations parentales difficiles voir impossibles, une exclusion de la loi bioéthique 2021 sur la PMA pour toutes,

Les lois nous concernant ne sont pas respectées.

des administrations s’opposent aux changements de prénom malgré une démarche qui se veut simplifiée et démédicalisée,

Nous dépendons d’une mention de sexe binaire M/F qui nécessite un jugement en Tribunal de Grande Instance pour être modifiée,

Nous avons un accès limité à des soins de santé.

Des protocoles obsolètes et psychiatrisants, par manque de professionnel-les de santé sensibilisé-es et assurant une prise en soins intègre,

Et désormais la remise en question de l’accès à l’IVG pour les personnes transmasculines dans le projet de constitutionnalisation porté par le parti Renaissance.

Malgré ça, France, pays des droits de l’Homme.

Qu’en est-il des personnes LGBTI demandeur-euses d’asile, persécutées dans leurs pays, criminels par leur identité, en danger et en demande de refuge.

Ne nous laissons pas faire, levons-nous !

Pour une France féministe, antiraciste, antifasciste, unie et solidaire.

Nous attendons que nos droits progressent et que ceux existants soient respectés, que nos identités soient entendues et non débattues, et que les professionnel-les accueillant du public soient sensibilisé-es à un accueil inclusif et bienveillant.

Le soutiens de nos alliés est donc primordial.

Nous portons une pensée aux personnes intersexes qui encore aujourd’hui, légalement, sont mutilées chirurgicalement dans l’enfance et subissent des acharnements thérapeutiques non consentis.

Nous sommes fortes, forts, fières, magnifiques, uni-e-s et solidaires.

D’an daou warn-ugent a viz Du e vez lidet an devezh etrebroadel e koun an dud dreuzjener. Enoriñ a reomp an dud treuz, treuzwiskidi, genderqueer, zo bet muntret, taget, gwallgaset, harellet, gant treuzgasoni. Soñjal a reomp don en dud zo bet o stourm hag o deus kaset hor gwirioù war-raok.

Treuzgasoni, treuzgasoni, treuzgasoni. Petra eo ? Diforc’hidigezh, kasoni, nac’hadur, maget gant raksoñjoù, strizhder spered ha dizanaoudegezh.

E daou vil daou warn-ugent e vez goulennataet ha tabutaet war sujed hon identelezhioù.

Dizhean e rankomp prouiñ, displegañ, gouzañv.

N’eo ket hon identelezhioù treuz un danvez-tabut. Met buhezioù da glevet ha da zoujañ outo. An dreuzgasoni n’eo ket ur meno. Ur felladenn an hini eo.

Evit ma vefe Frañs benelour, enep-gouennelour, enep-faskour, unanet, ha kengret.

Fellout a ra deomp e yafe war-raok hor gwirioù hag e vefe doujet ouzh ar gwirioù zo dija anezho.

(Fellout a ra deomp) e vefe klevet hon identelezhioù ha neket tabutet.

(Fellout a ra deomp) e vefe kizidikaet an dud a-vicher el lec’hioù foran evit un degemer ebarzhus ha madelezhus.

Mil bouezus eo skoazell hor c’hevredidi.

Lorc’h zo ennomp, kreñv, brav-meurbet omp, unanet ha kengret.


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